Le Bouvreuil – pas à pas

Le boubou, depuis mon enfance, je donne ce nom familier à cet oiseau. Gâté cette année par l’apparition de 4 couples friands des premiers bourgeons, j’ai pu les photographier de la maison, par leur proximité. Dans cette variété d’oiseaux le mâle est le plus beau. J’ai choisi une photo au coucher du soleil, son plumage rouge orangé resplendissait, accentué par la lumière chaude du moment et le bleu du ciel en complémentaire.

Etape 1 : Photo source

- feuille de papier arches 300 gr grain fin 26 X 36 tendue sur contreplaqué ou bloc collé 4 côtés
aquarelle 18 x 18 format carré 30 x 30
- pinceau Raphaël 8404, 8402 n°6 et n°3
- pinceau plat synthétique
- porte mines HB
- gomme
- gomme crêpe
- pinceau usagé
- porte-plume
- drawing-gum
- papier essuie tout
- ruban adhésif
- 2 récipients d'eau

- bleu céruléum
- bleu outremer
- king's blue light (Old holland)
- rose opéra
- rose permanent
- vert de vessie
- vert de mai
- or vert
- sépia
- garance brune
- garance rose véritable
- violet cobalt foncé
- violet dioxazine
- cramoisi d'alizarine
- indigo
- terre de sienne brûlée
- teinte neutre
- coral orange
- orange transparent

Etape 2 : Dessin et drawing gum sur les branches, quelques duvets, rehaut de l’iris de l’oeil

Etape 3 : Le fond représente des zones floues de branchages donc il doit être réalisé dans l’humide. De plus il est cloisonné par le drawing gum, ce qui me facilite la tâche de le faire par élément. Je prépare un lavis en mélange de blue light, bleu céruléum, rose opéra et dans l’humide mat, je pose des touches plus crémeuses de rose permanent, garance brune, vert de vessie, sépia, violet de cobalt foncé.

Etape 4 : Toujours dans l’humide mat, je pose pour former la branche du jaune de Naples, rose opéra, or vert, garance brune, indigo, vert de vessie et sépia.

Etape 5 : La queue : 1er lavis : bleu céruléum, indigo et teinte neutre. Séchage et glacis identique.

Etape 6 : Le gris cendré du plumage de son dos est réalisé par un mélange assez précis de bleu céruléum, teinte neutre et rose opéra. La tête : je pars avec un lavis de bleu outremer et dans l’humide mat, je pose de l’indigo en mélange à la teinte neutre.

Etape 7 : Les ailes : je pars avec un lavis de bleu céruléum pour les lumières à suivre, je laisse sécher et je reviens avec un glacis d’indigo, teinte neutre et touches de garance brune.

Etape 8 : Le plumage orangé : j’humidifie la zone du cou à la queue puis je pose un lavis nuancé : mélange de coral orange, orange transparent, rose opéra. Par place que le rose opéra et pour les zones plus foncées, j’ajoute des touches de garance brune. Je termine vers la queue, dans sa partie blanche, en tirant à l’eau claire.

Etape 9 : Je termine par le dessous plus foncé de son ventre en ajoutant au mélange plus de garance brune.

Etape 10 : J’ai réalisé les ombres des branches sur son plumage, l’une avec du bleu céruléum et une pointe de garance rose véritable et sur le cou un mélange plus soutenu orangé.

Etape 11 : Je commence à ôter le drawing gum, à l’aide de la gomme crêpe.

Etape 12 : A l’aide d’un pinceau synthétique plat, j’ouvre des blancs pour poser les bourgeons. J’ai déjà réalisé les branches très foncées avec des bleus, du violet dioxazine.

Etape 13 : Je réalise les branches en variation avec des bleus : bleu de cobalt et terre de sienne brûlée, teinte neutre et garance brune, teinte neutre et vert de mai, indigo, vert de vessie, rose opéra, bleu céruléum. Je n’oublie pas de réaliser quelques ombres portées aux branches.

Etape 14 : 2 ou 3 bourgeons, je pose dans les blancs ouverts : du rose opéra ou rose permanent puis du cramoisi d’alizarine.

Aquarelle finale

4 jours après, il ne reste plus aucuns bourgeons. Merci à mes hôtes de passage pour ce festival de couleurs. Ils sont partis à tire-d’aile.